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Le marché

Le marché de Provence

Le marché de Provence est devenu l’un des symboles régionaux de la Provence.
C’est un événement marquant de la vie de la ville ou du village qui se présente comme une célébration de l’identité locale, une cérémonie collective dont chacun est à la fois acteur et spectateur, un lieu de rencontre où tout le monde est traité sur un pied d’égalité et dont personne n’est exclu. Deux principes régissent ce type de marché, le prix des marchandises est secondaire et tout doit rappeler le divertissement. Ici, il n’est pas question « d’exhiber sa peine, de se plaindre de son sort, de s’agiter fébrilement, sauf si l’on joue pour rire au commerçant affairé : rien ne doit entacher le spectacle que donne le forain de son bonheur à vendre au marché ».
La signification de ce marché se comprend mieux par comparaison avec un supermarché. Dans ce dernier, conçu pour concilier la rationalité de la distribution et la socialité du marché, chacun reste cantonné dans son groupe, le plus souvent familial. L’acheteur, dans un centre commercial, est simple consommateur, sur le marché il change de statut puisqu’il devient « amateur de discussions interminables ou flâneur invétéré ». Il joue ce rôle avec le marchand forain d’égal à égal. Le marché devient alors un simulacre d’agora, une éphémère communauté où l’on refait un monde.
Très souvent marchés de tradition – certains remontent au Moyen Âge – occupant place et ruelles, leur but premier était de simplifier l’approvisionnement des villes et des villages, et accessoirement de se tenir informés des dernières nouvelles.
L’explosion du tourisme de masse, au cours du XXe siècle a fait découvrir et aimer cette farandole de couleurs et cette ribambelle d’odeurs qu’offrent les fruits et légumes locaux ainsi que les épices et les herbes de Provence.
L’été, période traditionnelle de vacances, permet de découvrir et de se fournir en tomates, poivrons, salades, olives vertes et noires, oignons, aulx, abricots, pêches, figues, raisins, etc. Sans oublier des productions locales, comme le melon de Cavaillon, les fruits confits d’Apt, les calissons d’Aix, le nougat de Sault, les fraises de Carpentras.
À cette production fruitière et légumière s’ajoute une production de type artisanal grâce aux étals de tissus colorés, dont les nappes, les serviettes, les sets de table, ainsi que couvre-lits, coussins, boutis et tissu au mètre. L’art de la table reste toujours présent avec des artisans locaux qui offrent de la faïence et de la poterie provençales sous forme d’assiettes, plats, saladiers, brocs, huilier, salière, poivrière, etc.
Le marché provençal est riche aussi en spécialités locales, comme les huiles essentielles de lavande en Haute-Provence, fleurs sèches ou coupées, ou tous autres produits de la savonnerie. Enfin, c’est aussi l’occasion de découvrir les truffes, le miel de lavande, des sirops, des confitures, des olives et des huiles d’olives d’appellation et les grands vins issus des vignobles de la vallée du Rhône et de Provence.

Texte extrait de « www.wikipédia.org »