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Fête votive et fête patronale

Fête votive et fête patronale

Les moments festifs trouvent leur origine dans les fêtes de jadis qui étaient l’apanage des abbés de la jeunesse ou capitaines de la jeunesse. A Piolenc, à cause des exactions trop nombreuses elle sera supprimée courant XIX siècle.

La fête votive

Cette fête honore le saint titulaire de l’église paroissiale. A Piolenc, elle a donc lieu le 29 juin pour la St Pierre et Paul(1). Comme elle dure plusieurs jours, ce sera pour le dominical le plus proche du 29 juin.
Aujourd’hui, même si elle conserve le terme de vœu (lat.voto), la fête votive n’appartient plus au domaine religieux. Elle se résume à une fonction festive autour des manèges pour les plus jeunes et de rencontre autour d’une table de café ou du bal pour les aînés.
Les attractions sont nombreuses et variées, des jeux sont organisés par la commune: Courses à pied, stands de tir, courses de sacs, bien sûr le concours de boules. C’est aussi l’occasion de consommer de la nourriture qu’on ne mange pas tous les jours : Chichi et autres friandises. Mais aussi on court les joies, en Provençal « courre le joio », c’est-à-dire on concourt pour les prix.
Avant la guerre de 1914, et même jusqu’aux années 1950, la fête votive joue le rôle de « faire-savoir » pour les jeunes gens qui s’étaient ou allaient se promettre (en mariage). C’était la grande et souvent l’unique fête de la communauté villageoise.
Parfois, encore aujourd’hui, la paroisse catholique de Piolenc organise une procession de la St Pierre, un office religieux hors de l’église et un partage de repas.

La fête patronale

Certaines communes ont recherché en plus de la fête votive un second moment festif, ce sera la fête patronale. On honorera un saint patron différent du saint titulaire de l’église paroissiale. Un saint qui peut avoir une chapelle particulière, un lieu de rencontre singulier dans la ville ou dans la campagne, un lieu élevé ou particulier.
Les festivités sont semblables à celles des fêtes votives mais on sort et promène le saint patron.
Chaque «pays» met l’accent sur «la spécialité du pays»: Courses de taureaux et abrivades en région mistralienne, courses de chevaux dans les Alpilles, jeux nautiques à l’Isle sur la Sorgue, joutes dans les ports du littoral, cavalcades et corsos dans les villes de l’intérieur(2).

La fête de l’ail

Pourrait-elle appartenir à ce cycle des fêtes patronales(3) ?
Comme cette fête ne doit pas déborder sur septembre, elle a lieu au plus tôt le dimanche 24 août et au plus tard le dimanche 31 août, c’est-à-dire pour St Aristide. Ce nom qui signifie « le fils du meilleur(4) » est de bonne augure pour la réussite de cette festivité née au XXème siècle.
On pourrait donc penser qu’au moment de la création de la « foire de l’ail », Piolenc s’est donné, sans le dire et même sans le savoir, une fête patronale et donc un saint patron: Aristide.
Ce philosophe Athénien, devenu chrétien et reconnu pour sa grande sagesse, n’hésitait pas à écrire à l’empereur romain Hadrien : On dit qu’il aurait ainsi atténué le martyr des premiers chrétiens par Rome.
 
1) Rosaces de Cluny placées aux portes de l’église.
2) Les fêtes en Provence» de Jean Paul CLEBERT, Avignon 1982.
3) Voir Festival culturel et folklorique de l’ail.
4) Du grec, « Aristos » qui signifie « le meilleur » et « eidos » qui signifie « fils de ».

Texte extrait de « www.mairie-piolenc.fr »